La métamorphose de Yangon

La métamorphose de Yangon
yangon birmanie

Voilà 6 ans, je mettais les pieds pour la première fois en Birmanie, à Yangon (toujours connu sous le nom de Rangoun pour les français et Rangoon pour les anglophones). Et autant dire qu’à l’échelle de temps du pays, c’était vraiment y’a une éternité…

Le pays s’est soudainement ouvert il y a seulement 2-3 ans, après des années de pouvoir sous régime purement militaire. Sans dire que tout est réglé aujourd’hui, cette ouverture a permis une avancée spectaculaire dans la vie de tous les jours.

Même route devant la pagode de Botahtaung en 2008 et 2014.

Même route devant la pagode de Botahtaung en 2008 et 2014.

Le marché en 2008 et 2014.

Le marché en 2008 et 2014.

Un bond dans le temps

L’impression que ça me fait, c’est comme si en l’espace de ces quelques 2-3 ans, la Birmanie (toujours officiellement le « Myanmar » pour rappel) est passé des années 60 aux années 2010… un véritable choc.

Exit donc les rues plutôt calmes et déserte, les vieux téléphones posés sur des tables en guise de cabine téléphonique… maintenant, comme dans toute grande ville, il y a des bouchons, une circulation globalement dense et des voitures partout, tout le monde est déjà accroc aux smartphones et les boutiques high tech fleurissent…

Si je ne peux reprocher à un pays de se moderniser, je ne pouvais m’empêcher de penser que tout ça c’est trop rapide. Je n’ai pas reconnu cette ambiance paisible qui m’avais plus la première fois.

Tout a changé. Même l’anglais, autrefois utilisé et les habitants venaient même vous parler car ils aimaient voir et discuter avec les rares personnes s’aventurant par chez eux… Aujourd’hui même dans le milieu hôtelier il est rare de tomber sur quelqu’un ayant ne serait-ce que des notions…

Même la monnaie. Autrefois le dollar, connu pour avoir cette exigence de devoir être en parfait état, était la monnaie reine. Plus maintenant, la monnaie nationale est la seule utilisé à quelques rares exception près.

Ça construit, ça bouge

D’un autre côté, la ville est plus vivante que jamais. Autrefois elle ne vivait littéralement plus que sur l’ombre d’elle même. Les bâtiments étaient pour beaucoup délabrés, des plantes et arbres poussant sur bien des façades.

En 2014, on construit de nouveaux bâtiments tout neuf, on repeint, retape. Beaucoup des trottoirs étaient à priori récent et la ville grouille de vie partout. Il y a même des « grands magasins », certes, on est encore loin de l’effervescence de la Thailande.

C’est un séjour empreint de souvenirs et d’une certaine nostalgie

Même si nous y étions déjà allés, nous sommes au final revenu aux mêmes endroits. Pagode de Botahtaung, Shwedagon en tête. Mais ce fut aussi l’occasion de se balader un peu plus dans la vieille ville. Mais cette différence avec le Yangon que j’ai connu y a rendu une toute autre saveur.

Je regrette amèrement à l’époque, de ne pas avoir pu apprécier plus longtemps, persuadé alors que j’allais y revenir bientôt… Ce fut presque le cas, mais le voyage fut alors avorté au dernier moment, faute de budget suffisant…

800px-01-yangon-centro-d03Photo de Yangon en 2006 par Colegota — Digital photo taken by author and post-processed with The GIMP.. Sous licence CC BY-SA 2.5 es via Wikimedia Commons

yangon birmanieMême endroit en 2014.

Avez vous pu aller dans cette ville avant ce « boom » ? Vos avis m’intéresse sur l’évolution subite Yangon (et le pays en général)

Lorsque je découvrais la Thailande en 2006, je ne m'attendais certainement pas à y poser mes valises 2 ans plus tard ! Depuis je voyage régulièrement à travers toute l'Asie. Je partage, photos, conseils et récits de la vie d'expatrié en Thailande et sur les pays d'Asie, pour ceux qui serait tenter par l'aventure de l'expatriation, ceux qui rêvent d'Asie et ceux qui veulent rêver tout court.

6 Avis

  1. Laurent ll y a 2 années

    On ne voit plus de tout les vieux bus verts ? J’ai souvenir que j’avais appris à lire les chiffres birmans afin de savoir quel bus prendre !
    Ils étaient tout vieux et tout foutus, mais comme c’est souvent le cas, ils avaient un certain cachet que n’ont plus les bus coréens !
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    • Auteur
      Romain ll y a 2 années

      Non, plus de bus vert du tout, c’est justement ce que j’évoque dans l’article, en se modernisant, la ville perd un peu de son cachet qui l’a rendait justement unique, du moins intéressante.

  2. olivier ll y a 2 années

    C’est vraiment dommage de gâcher le charme ancien de ces villes et de vouloir tout moderniser …
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    • Auteur
      Romain ll y a 2 années

      C’est un sujet délicat… je ne crois pas dans le fond qu’on puisse reprocher à une ville de se moderniser, au contraire, mais c’est la manière, plutôt « brutale », qui est regrettable. Ils ne faudrait pas qu’il fasse la même erreur que Bangkok par exemple, qui, en se modernisant, a perdu des canaux, raser des anciennes maisons et quartiers pour y construire des shopping mall et des condominiums.

  3. Mehdi ll y a 4 mois

    Ah Yangon, que de bons souvenirs, merci pour l’article 🙂

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La métamorphose de Yangon

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